Des mots aux sons

« Jaco Pastorius : Grooves et tourbillons » propose de comprendre la révolution musicale conduite par le bassiste Jaco Pastorius (1951-1987). Cette conference-concert atypique et jubilatoire dévoilera, au fil de nombreux extraits musicaux clefs et d’exemples illustrés basse en main, les innovations du génial bassiste américain.
Formules: Solo + MAO ou Duo + F. Laizeau (Batterie) ou Trio + E. Bex (Orgue)

« …On admirera la précocité de l’instrumentiste, pétri de jazz, de funk et de rhythm and blues ; on suivra ses premières aventures, on verra éclore son talent qui s’épanouit dans une palette colorée, où se fondent ses influences et ses amours musicales, de Jean-Sébastien Bach aux Beatles en passant par Charlie Parker. Quant au bassiste qui joue sur un instrument sans frettes, ce qui accentue encore son expressivité vocale, il continue d’innover, multipliant les effets de manière toujours musicale. » Arnaud Merlin – Producteur et journaliste à France Musique.

 » Hier soir rencontre avec un homme rare, passionné, passionnant, d’une immense érudition.
Monsieur Monino nous a fait remonter le temps, basse en main pour pénétrer au cœur de cette météorite dans le ciel musical des années 80, l’extraordinaire Jaco Pastorius. Deux heures de bonheur, de virtuosité et de pédagogie, à décortiquer l’essence de l’inspiration du maître. Entre le bop de Parker, le RnB, le latin, le funky et plus encore…
Musiciens et profanes en sortirent bouleversés….et heureux. Merci Frédéric !
  »
Christophe Capelier – Programmateur médiathèque La Maison des Savoirs.

Jaco Pastorius

Jaco Pastorius (1951/1987) a eu une influence majeure sur le rôle de la basse électrique et son passage du rôle de simple accompagnateur à véritable soliste. Il est un musicien clé dans l’histoire de la guitare basse et de la musique en général, avec une énergie et un lyrisme qui n’appartiennent qu’à lui, mais selon des concepts dont la plupart des bassistes électriques se sont emparés depuis. La révolution conduite par Jaco Pastorius est comparable à celle par laquelle, quinze ans plus tôt, Scott LaFaro ouvrait les voies de l’improvisation interactive à la contrebasse.Après le tourbillon Jaco, le paysage a changé, ses innovations et ses découvertes s’imposent. Dans les faits, cette révolution peut être ramenée aux quelques caractéristiques suivantes de son jeu : 

1.  Capacité de passer à tout instant d’un groove solide à des échappées mélodiques d’une grande finesse.
2.  Variations constantes des lignes de basse et interplay.
3.  Exploitation sur l’instrument d’un potentiel encore inexploré : jeux en accords, jeu en harmoniques, notes mortes.
4.  Dynamique jusque-là étrangère à l’instrument, du pianissimo au triple forte.
5.  Manche fretless combinée une précision d’attaque de la main droite, tantôt moelleuse tantôt staccato.
6.  Placement dans la section rythmique souvent devant le temps, double sensation de nervosité et de souplesse.
7.  Lyrisme et inventivité des parties solistes servie par une virtuosité permettant de couvrir une grande tessiture.
8.  Utilisation de pédales d’effets: Loop, Delay, Chorus, Distorsion, Octaver.
9.  Parties de basse centrale dans de remarquables compositions. (« Continuum », « Teen town », « Liberty city », etc…)

« Au milieu des années 1970 Jaco Pastorius révolutionna la fonction et le son de la guitare basse dans l’orchestre. Pour illustrer le génie de cette figure fascinante qui traversa l’histoire du Jazz comme une comète, le bassiste Frédéric Monino a écouté Birdland et Havona tirés du disque «  Heavy Weather  » de Weather Report…»
Franck Bergerot / Jazz Magazine N°122. Lire article pégagogique : « Jaco Pastorius: Groove et tourbillons »

«  « JACO SELON MONINO »
Selon son humeur, qu’on sait versatile, le fantôme de Jaco Pastorius sommeille dans l’esprit, le cœur ou les doigts de tous les bassistes électriques de la planète. Du moins ceux qui jugent utile de s’élever au-dessus du niveau de la mer (sans pour autant avoir la prétention de marcher sur l’eau). Pour accueillir en soi ce fort turbulent fantôme, il faut beaucoup de patience, beaucoup d’amour, et un caractère bien trempé. Frédéric Monino a tout ça dans sa musette. Mais ce qui tranche chez lui avec la majeure partie des “clones” du génial bassiste c’est, justement, tout l’amour – et pas seulement le savoir-faire – qui transpire dans son jeu… Le style de Jaco est si singulier qu’il est devenu au fil du temps un véritable langage, un genre à lui seul. On est jazzman, et l’on habite (ou non) l’une des plus belles musiques métisses de quarante dernières années. Loin des relectures stériles et/ou académiques de l’œuvre du super-héros de la basse, les musiciens d« Around Jaco » vont au cœur de ses aventures sonores (un cha cha mutant, une valse polychrome, des folies en solo, des fresques en big band, etc., etc.), en font bouger les lignes, en explorent les recoins secrets, les beautés secrètes et les abysses vertigineux. Les Jacomonino Translations (oh yeah!) bruissent du bonheur de jouer ces standards modernes qui nous hantent depuis des lustres. Intelligence (Frédéric Monino), Finesse (François Laizeau), Don de soi (Franck Tortiller), énergie : bravo messieurs. » 
Frédéric Goaty
 – Directeur de la publication à Jazz Magazine award_emoi-jazzmag

Frédéric Monino nous parlent et nous explique basse en main les innovations musicales de Jaco Pastorius dans « Le Matin des Musiciens » sur France Musique. Entretien par Arnaud Merlin.

Écouter l’émission

«  On privilégiera ce matin le musicien, sans pour autant occulter l’homme, ses fulgurances et ses faiblesses ; on admirera la précocité de l’instrumentiste, pétri de jazz, de funk et de rhythm and blues, prodige de ces musiques puissamment rythmiques ; on suivra ses premières aventures, aux côtés de son camarade Pat Metheny ; on verra éclore son talent dans un premier album éponyme, avant de le retrouver aux avant-postes du plus grand groupe de l’époque, Weather Report. Au sortir de cette splendide épopée où il fait jeu égal avec le claviériste Joe Zawinul et le saxophoniste Wayne Shorter, Pastorius se lance dans un autre défi, celui du big band : Word of Mouth vivra deux vies en parallèle, en studio et sur scène, stupéfiant son auditoire par la richesse d’invention de son concepteur. Magicien du casting, Pastorius compositeur s’y épanouit dans une palette colorée, où se fondent ses influences et ses amours musicales, de Jean-Sébastien Bach aux Beatles en passant par Charlie Parker. Quant au bassiste qui joue sur un instrument sans frettes, ce qui accentue encore son expressivité vocale, il continue d’innover, explorant le jeu en harmoniques, multipliant les effets de manière toujours musicale. Et pour nous guider dans ce corpus météorique et flamboyant, j’ai le plaisir de recevoir ce matin le bassiste Frédéric Monino, qui connaît parfaitement l’œuvre de Jaco Pastorius, et le batteur François Laizeau, qui partage avec lui l’amour et la science de ce répertoire.  »
Arnaud Merlin – Journaliste/Producteur

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« On connait bien la passion de Frédéric Monino pour Jaco Pastorius à qui il rend un hommage perpétuel et multiforme. En voici encore une belle illustration avec cette émission remarquable qui a été consacré au bassiste légendaire par France Musique (Le Matin des musiciens). En s’appuyant sur de nombreux extraits musicaux, Frédéric Monino et le batteur François Laizeau nous font partager leur vision éclairée du phénomène Jaco. Lumineux ! » Paolo Coccina / Bassiste Magazine N°52

« Grooves et tourbillons » est au catalogue CVS (Réseau de mediathèques en France)

Les photos HD, dossiers de presse et fiches techniques à télécharger dans : ESPACE PRO

Ils y étaient

Jazz Action Valence (26)
Université Paul Valery – Montpellier (34)
Conservatoire de Val Maubuée (77)
Festival Jazz à Vannes (56)
Théatre du Chai – Saint de Vedas (34)
Conservatoire de Narbonne (11)

Université Paris Sorbonne (75)
Conservatoire de Montpellier (34)
Médiathèque Maison des savoirs – Agde (34)
Bass’n groove » – Toulouse (31)
Burin Musique – Metz (57)
Jam – Montpellier (34)

Médiathèque Villa Marie – Fréjus (83)
Jazz Club Bemol 5 – Lyon (69)
Festival Jazz sur son 31 – Toulouse (31)
Conservatoire Avignon (84)

 

Les artistes associés

François Laizeau (batterie)

Batteur depuis si longtemps, je ne me souviens plus qui j’étais avant d’être batteur… J’étais petit, je faisais du vélo… Je suis toujours petit mais mes rythmes sont plus grands que moi. Je suis batteur et professeur, je fais des concerts et j’enseigne l’art d’accompagner. Je suis né en 1955, j’ai participé à 56 albums et à 2000 concerts, j’ai joué devant le roi du Danemark et dans des théâtres en lambeaux, j’ai joué devant des publics qui dansent et des publics qui ne dansent pas, j’ai côtoyé des génies et des charlatans, Vissi d’amor, Vissi d’arte… Dès les années 70, François Laizeau étudie la batterie auprès du fameux Dante Agostini. Son talent et sa polyvalence unique ont rapidement pu s’épanouir au sein de formations aussi puissantes qu’éclectiques. Batteur incontournable de la scène jazz en France, on le retrouve ainsi aux cotés de Magma, Michel Legrand, Eddy Louiss, Tania Maria, Alan Stivell, Louis Sclavis, Michel Portal, Emmanuel Bex, l’Orchestre National de Jazz (de Denis Badault 1991-1994 et Didier Levallet 1997-2000), Larry Schneider, Jean-Marc Padovani, Kenny Wheeler, Domique Pifarely, Eric Barret, François Jeanneau, Martial Solal, Toots Thielemans, Monica Passos, François Couturier, et bien d’autres… Grand pédagogue, il est également un spécialiste de l’histoire de la Batterie. Myspace François Laizeau

  Emmanuel Bex (Orgue)

Maître incontesté de l’orgue Hammond qu’il n’a de cesse de dépoussiérer depuis le début des années 1980, pianiste singulier, compositeur prolifique et pédagogue tout-terrain, Emmanuel Bex est un artiste engagé, soucieux de transmettre des valeurs qu’il juge indissociables du jazz (le partage, la démocratie, l’ouverture, le vivre-ensemble). Ses évolutions constantes et son appétit insatiable de nouveautés font de lui un musicien en constante fusion, au tempérament volcanique et aux idées foisonnantes, capable de s’adapter à tous les univers musicaux en imprimant de sa personnalité unique la moindre de ses interventions. « Emmanuel Bex est une figure des plus impressionnante du jazz européen. » Europa Jazz
www.emmanuelbex.net